Cette préparation charcutière est non seulement économique, mais aussi excellente pour la santé et les papilles. Pourtant, elle est fréquemment négligée... C'est souvent parce que les techniques de cuisson manquent.
D'un point de vue historique, le boudin noir est l'une des charcuteries les plus anciennes, remonterait à la Grèce antique, comme en témoigne l'Odyssée d'Homère. Les anciens savaient probablement qu'il était exceptionnellement riche en fer hémique, faisant de lui un allié de choix contre l'anémie. En plus, il fournit des minéraux essentiels tels que le phosphore, le cuivre et le zinc. À un prix avoisinant deux euros, il est également très abordable. Cependant, le boudin noir peine à trouver sa place chez le boucher. La raison principale ? Bon nombre de gens ne savent pas comment le préparer correctement. Voici quelques astuces d'un expert pour le sublimer !
Dès qu'un boudin noir éclate, la situation devient problématique, surtout en comparaison avec son homologue blanc. Sa texture étant relativement fragile, un éclatement conduira rapidement à une purée peu appétissante. Pour éviter un tel désastre, les bouchers recommandent de ne pas le percer avec une fourchette, ce qui ne ferait qu'aggraver les choses. Une aiguille fine, recommandée par nos aïeux, peut faire l'affaire. Quant à la méthode de cuisson, la poêle reste le choix privilégié : "La meilleure manière de cuire un boudin noir est de le saisir à la poêle", affirme le boucher. Le four, en revanche, augmente les risques de dessèchement. Pour une cuisson parfaite, il est conseillé de le faire revenir à feu vif avec un filet d'huile, en le retournant à mi-cuisson. Environ cinq minutes suffisent !
"Il est important de se rappeler que le boudin noir est déjà précuit", souligne le boucher. Pour l'accompagner, les pommes rissolées s'avèrent être un excellent choix, leur apport en vitamine C aide à améliorer l'absorption du fer. Avec cela, vous êtes sur la voie d'une santé de fer !







