Le poulet rôti, véritable vedette des repas en famille, connaît un engouement croissant. En France, il est la volaille la plus consommée, avec un sur deux provenant de l’étranger. Cependant, choisir un poulet de qualité s’avère souvent compliqué. Si vous êtes de ceux qui choisissent les poulets jaunes sans réflexion, les révélations d’Ulysse Thevenon dans son ouvrage Le Sens du Bétail pourraient bien vous faire changer d’avis…
Différences entre poulet noir, jaune et blanc
Lors de vos courses, vous vous êtes peut-être interrogé sur les distinctions entre ces différentes variétés. Voici un aperçu :
- Le poulet noir se caractérise par des pattes et un plumage sombres, et sa chair est blanche, fine et délicate.
- Le poulet jaune est reconnu pour sa chair dorée.
- Le poulet blanc présente une chair blanche.
Les idées reçues sur le poulet jaune
Pour de nombreux consommateurs, le poulet jaune est synonyme de qualité, la couleur dorée étant perçue comme un signe de viande plus naturelle. Cette perception est encouragée par les industriels, car la teinte jaune du poulet provient principalement de son alimentation. En effet, les caroténoïdes présents dans le maïs qu’il ingère lui confèrent cet aspect doré.
La réalité du poulet jaune
Ulysse Thevenon, journaliste, a consacré deux années à examiner les pratiques de l’élevage et de l’industrie avicole en France. Grâce à 250 témoignages, son livre Le Sens du Bétail (Flammarion) met en lumière les dérives d’un système dont les consommateurs sont souvent les derniers à être informés.
Dans une vidéo relayée sur Instagram, l’auteur partage des vérités choquantes sur les poulets jaunes industriels. La couleur ne garantit en rien la qualité de la viande. En plus des caroténoïdes, ces volailles sont également nourries avec des colorants qui peuvent nuire à leur santé. Ces aides colorantes sont dissimulées aux consommateurs, car ce sont les volailles qui les absorbent.
En somme, le poulet jaune n’est qu’un poulet initialement blanc dont la chair est teintée par ces additifs. Un poulet souvent vendu à un prix supérieur, trompant ainsi les consommateurs en leur faisant croire à une meilleure qualité.
Comment choisir un poulet de qualité ?
Le choix d’un poulet de qualité peut sembler complexe, mais il est en réalité simple. Voici comment éviter de consommer les 80 % de poulets à éviter :
Évitez l’élevage intensif
La majorité des poulets, qu’ils soient français ou étrangers, proviennent de l’élevage intensif : 80 % des poulets vendus en France ne voient jamais la lumière du jour. Ils vivent dans des conditions insalubres, avec tout juste l’espace d’une feuille A4, et ne sont abattus qu’après 35 jours, souvent même avant… Ces pratiques sont dénoncées, notamment par l’association L214.
Refuser d’acheter ces produits, c’est renoncer à la maltraitance animale et à la commercialisation de viande de mauvaise qualité.
Choisissez des poulets labellisés
Pour choisir un poulet de qualité, il est crucial de se fier aux labels plutôt qu’à la couleur. Il est conseillé d’opter pour un poulet élevé en plein air, abattu seulement après 81 jours. Ces volailles sont élevées en lumière naturelle et nourries de végétaux. Seuls 20 % des poulets en France respectent ces normes, certifiées par deux labels importants :
- les poulets Label rouge
- les poulets issus de l’Agriculture biologique
Choisir ces labels vous garantit une viande haut de gamme, avec des poulets pesant plus d’un kilo pour une chair ferme et savoureuse. Bien qu’ils soient plus coûteux que les poulets d’élevage intensif, votre santé, votre corps et vos papilles vous remercieront. Opter pour moins de viande mais de meilleure qualité devient ainsi un acte engagé !







