De plus en plus de jambons industriels arborent la mention "sans nitrite", mais un ingrédient peut en cacher un autre, parfois moins avantageux pour la santé.
Il y a encore peu, la majorité des jambons disponibles dans les grandes surfaces contenaient des nitrites, notamment les E249 et E250. Ces additifs avaient pour mission de prévenir la prolifération de bactéries, tel que Clostridium botulinum, responsable du botulisme, tout en conférant au jambon une couleur rose séduisante.
Cependant, en raison des risques sanitaires associés à leur potentiel cancérogène, les producteurs ont été contraints de se détourner de ces sels nitrités dans le secteur de la charcuterie.
Lisez bien les étiquettes !
Pour maintenir la conservation et la teinte rose de leur produit, les industriels se tournent aujourd'hui vers d'autres solutions. Les jambons biologiques, par exemple, intègrent du sucre de canne, tandis que d'autres optent pour du dextrose, également appelé D-glucose.
Une enquête menée par le magazine 60 millions de consommateurs a mis en lumière l'utilisation croissante de sucre dans la composition du jambon. En plus de prolonger la durée de conservation, le sucre améliore l'apparence, la texture des tranches et agit comme exhausteur de goût.
Néanmoins, le dextrose est également un additif dont l'index glycémique est maximal, atteignant 100. Cela indique que l'intégralité de ce sucre se retrouve rapidement dans le sang, provoquant une hausse rapide de la glycémie. À long terme, cela pourrait favoriser le développement du diabète ou des maladies cardiovasculaires.
Si vous choisissez d'acheter du jambon, privilégiez les produits élaborés avec du sucre de canne. Le Programme national Nutrition Santé (PNNS) suggère également de limiter la consommation de charcuterie à 150 grammes par semaine, ce qui correspond à environ trois tranches de jambon blanc ou de volaille.







