La dénutrition, qui touche environ 5 % des seniors vivant à domicile, représente un défi majeur pour la santé des personnes âgées. Une étude récente de la Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg en Allemagne a révélé que le risque de dénutrition diminue significativement chez les seniors vivant en couple.
Définition et portée de la dénutrition
La dénutrition se définit par des apports énergétiques insuffisants pour répondre aux besoins de l'organisme. Ce phénomène est fréquent chez les personnes de plus de 65 ans, avec des statistiques alarmantes : 5 % des seniors à domicile y sont confrontés, et jusqu'à 60 % parmi ceux hospitalisés.
Les enseignements de l'étude
Les chercheurs ont analysé des données médicales de 4844 participants âgés de 72 à 85 ans, issus de sept pays. Ils ont constaté que les seniors vivant seuls — qu'ils soient célibataires, divorcés ou veufs — présentent un risque accru de dénutrition par rapport à ceux vivant en couple.
Les résultats mettent également en lumière des facteurs contribuant à la dénutrition, tels que des difficultés à mastiquer ou à avaler, un manque d'appétit, et des hospitalisations fréquentes. Le Dr. Dorothee Volkert, principal auteur de l'étude, souligne que le risque de dénutrition augmente tous les ans après 65 ans.
Symptômes et conséquences
Les manifestations de la dénutrition sont visibles : diminution de la force musculaire, plus de difficultés à marcher, fatigue accrue, amaigrissement, et affaiblissement des défenses immunitaires, entraînant des maladies plus fréquentes et des retards de cicatrisation.







