Des chercheurs ont récemment évalué le temps de vie que nous perdons en consommant des aliments ultra-transformés. En moyenne, ces produits représentent environ un tiers de nos apports caloriques quotidiens, englobant des plats préparés, des gâteaux emballés et des boissons gazeuses, souvent emballés en plastique. Lors d'une étude présentée en juillet 2024 par l'American Society for Nutrition, il a été estimé que chaque fois que nous sommes confrontés à ces aliments, nous perdons plusieurs minutes de vie.
Des chiffres alarmants
Cette étude, qui a impliqué 540 000 personnes depuis 1995, a évalué le lien entre les habitudes alimentaires des participants âgées de 50 à 71 ans et l'apparition de diverses maladies, y compris celles ayant entraîné leur décès. Les chercheurs ont ciblé particulièrement deux types d'aliments ultra-transformés : les viandes très transformées et les boissons gazeuses.
Les résultats montrent qu'un hot-dog pourrait diminuer notre espérance de vie de 36 minutes, tandis qu'un cheeseburger entraînerait une perte de 12 minutes. Les viandes rouges transformées se classent un peu plus bas avec 6 minutes, et même les boissons gazeuses, qu'elles soient sucrées ou non, ajoutent 12 minutes à la perte.
La composition des aliments ultra-transformés
Il est essentiel de noter que d'autres facteurs de mode de vie ont été pris en compte, tels que le tabagisme et l'indice de masse corporelle. Cependant, même après avoir pris en considération ces influences, le lien entre la consommation d'aliments ultra-transformés et la santé est resté solide.
Selon l'Inserm, ces produits alimentaires sont souvent riches en sel, en sucres et en graisses saturées tout en étant déficients en fibres et en vitamines. Les méthodes de transformation modifient leur structure, ce qui peut retarder la sensation de satiété, incitant à manger plus sans que l'organisme assimilant correctement tous les nutriments. De plus, bien que certains additifs et contaminants provenant des emballages soient également présents, leurs effets à long terme sur la santé demeurent encore mal connus.







