Si vous êtes adepte des biscuits ou aliments préparés, vous consommez probablement des additifs alimentaires au quotidien. Mais à quoi servent-ils vraiment et comment s'y retrouver au milieu de tous ces ingrédients ? Deux diététiciennes partagent leurs recommandations.
Parmi les additifs alimentaires, des noms tels que tartrazine, érythrosine ou dioxyde de titane peuvent prêter à confusion. Ces substances, souvent qualifiées de « colorants à éviter » par des organismes comme l'UFC Que Choisir, vont de pair avec une image négative. Néanmoins, il convient de noter que tous les additifs ne sont pas dangereux et qu'il n'est pas nécessaire de les rejeter en bloc.
Limiter sa consommation…
Les additifs sont fréquemment associés aux aliments ultra-transformés, qui regorgent d'éléments chimiques destinés à améliorer le goût, la texture et l'apparence des produits. Même s'il est conseillé de limiter la consommation de ces aliments, il est parfois pratique de les inclure, notamment en déplacement ou lorsque le temps fait défaut. Cependant, certains additifs se cachent aussi dans des préparations moins transformées, rendant leur évitement difficile.
Jen Hernandez, diététicienne et nutritionniste, précise que de nombreux nutriments peuvent porter des noms complexes en raison de leur origine scientifique. Par exemple, le cholécalciférol, une forme de vitamine D, est essentiel à la santé, particulièrement pour les personnes âgées, souvent carencées, et risque d'être exposées à des problèmes osseux.
… et bien se renseigner sur ceux qu’on consomme
Pour évaluer la sécurité d'un additif, divers outils sont disponibles. L'application Yuka permet de scanner les aliments et d'évaluer la fiabilité de chaque ingrédient. Par ailleurs, le site de l'UFC Que Choisir a répertorié plus de 300 additifs, classés par couleur selon leur acceptabilité : vert (sûr), jaune (à surveiller), orange (préférable d'éviter) et rouge (potentiellement néfaste). Les additifs notés d'un vert sécuritaire doivent toutefois être appréhendés avec prudence, tandis que les rouges peuvent être suspects sur le plan de la santé.
Carrie Gabriel, diététicienne américaine, rassure quant à la complexité de certains termes sur les étiquettes : « En général, un aliment qui ressemble à sa forme naturelle est un bon choix. » La clé pour une alimentation équilibrée ne réside pas dans la peur aveugle des additifs, mais davantage dans la diversité des plantes consommées, le plaisir occasionnel et l'information relative à chaque aliment avant de prendre une décision.







