Après avoir consommé une courge butternut trop mûre, Charlène, une résidente de Grenoble, a subi une perte de cheveux remarquable. Ce phénomène a été confirmé par un dermatologue de l'hôpital Saint-Louis à Paris, qui a publié un article dans la revue scientifique Jama.
Bien que Charlène porte désormais une coupe courte, cela n'est pas un choix délibéré. En décembre dernier, elle achète une courge qu’elle prépare au four. Après quelques bouchées, l’amertume du légume la pousse à abandonner son repas. "Trente minutes après, j'avais des maux de ventre intenses et je ne me suis jamais sentie aussi mal de ma vie. J'ai même perdu connaissance, pensant à une gastro vérolée des fêtes," confie-t-elle.
Une semaine après cet incident, elle constate une chute significative de ses cheveux, qui ne cesse malgré les vitamines et corticoïdes prescrits. "C'était comme si j'avais appliqué une crème dépilatoire. En les lavant, j'entendais un craquement, ils se casseaient à ras. J’étais terrifiée," raconte la jeune femme de 30 ans.
Lien surprenant avec un insecte pollinisateur
Au préalable, Charlène ne fait pas le lien entre sa perte de cheveux et la consommation de cette cucurbitacée. Elle accuse plutôt le nouveau produit capillaire acheté ce jour-là. Le Dr Philippe Assouly, dermatologue à l’hôpital Saint-Louis, a identifié d'autres cas similaires, motivant la publication de son étude.
Il explique : "L'intoxication responsable de la chute des cheveux se manifeste avec des courges, citrouilles et courgettes, qui présentent une amertume notable." L'origine de ce problème proviendrait d’un insecte pollinisateur qui transfère une cucurbitacine toxique sur ces légumes. Ce n'est qu'après avoir pris connaissance de l'article du Dr Assouly que Charlène comprend le lien avec son état de santé.
Bien qu'elle ait rencontré des difficultés à accepter sa nouvelle coupe de cheveux, elle espère une repousse significative pour son mariage prévu l'année prochaine.







