Depuis sa victoire à « Top Chef » en 2012, Jean Imbert a révolutionné la cuisine parisienne. À l'Acajou, ses créations inspirent un mélange de stars et d'amis, toujours dans un esprit de convivialité.
Jean Imbert, chef à l'Acajou (1), est reconnu pour son franc-parler et sa passion dévorante pour la cuisine. Sa victoire à « Top Chef » en 2012 l'a propulsé sous les projecteurs, mais sa clairvoyance et son amour de l'art culinaire restent intacts. Originaire d'une famille d'artisans, il a développé son sens de l'esthétique et du goût très jeune. À 12 ans, il préférait préparer des plats sophistiqués, manifestant déjà son ambition de devenir restaurateur. Après avoir obtenu son baccalauréat, il s'inscrit à l'école de Paul Bocuse et, à 17 ans, passe son CAP avant d'ouvrir son restaurant, où il sert depuis près de douze ans.
"Une table, c'est d'abord du partage"
"Après 'Top Chef', beaucoup m'ont conseillé d'ouvrir une brasserie, mais je désire avant tout créer des liens avec mes clients". À l'Acajou, chaque table favorise les échanges, et les célébrités côtoient les anonymes. Pour Imbert, la cuisine abolit les distances. "Servir Robert De Niro est tout aussi important que de préparer un repas pour un ami. Cuisiner pour quelqu'un est l'acte le plus fondamental". D'une approche familiale, il refuse les hiérarchies rigides, estimant que la cuisine est un art à partager.
Jean Imbert parle de ses valeurs : "Consommer ce que la terre offre, en privilégiant les producteurs locaux, soigne l'esthétique du plat". Artiste dans l'âme, il parcourt le monde à la recherche d'inspirations culinaires, intégrant des trouvailles variées à son répertoire. Pourtant, conscient des enjeux environnementaux, il est un fervent défenseur du locavorisme, cultivant ses propres herbes et partageant ses expériences à travers des événements comme des dîners entre amis dans son potager.
"J'invente, je trouve mes recettes dans mon bain"
Imbert s'engage également dans l'éducation alimentaire. Avec des figures comme Mélanie Laurent, il promeut une alimentation saine auprès des jeunes. Connu pour sa capacité d'innovation, il crée des plats dont le goût est ancré dans l'histoire personnelle, comme le témoignent ses repas mémorables réalisés pour des célébrités telles que Beyoncé et Jay-Z ou pour des événements uniques.
Sa cuisine garde en mémoire des souvenirs de famille et des rencontres marquantes, telles que la rencontre avec Pierre Rabhi, qui l'inspire à remettre la place de l'humain au cœur de l'écologie. Les projets d'Imbert ne cessent d'évoluer, avec des initiatives comme l'ouverture d'un restaurant avec Éric Kayser, où il prévoit de partager ses connaissances culinaires dans une cabane écologique. Il veut prouver qu'il est possible de servir une cuisine raffinée à un coût abordable, symbolisée par ses plats du midi qui allient créativité et pédagogie.
Ses 5 destinations favorites
Les Sables-d'Or-les-Pins, en Bretagne. "Mon village. J'y retourne toujours. Mon poisson en provient."
Le Nil, entre Assouan et Louxor. "En hommage à la lenteur des bateaux à roue."
TeTiaroa, en Polynésie. "Où j'ai nagé avec une baleine de 15 mètres de long."
Kangourou Island, en Australie. "Un refuge, loin de l'agitation humaine."
La ferme de Jamie Oliver, dans l'Essex. "Mon idéal de vie, un potager comblé de délices."
(1) L'Acajou, 35 bis, rue Jean-de-la-Fontaine, 75016 Paris.







