Considérée comme un ingrédient phare du régime méditerranéen, l'huile d'olive vierge extra est souvent célébrée pour ses nombreux bienfaits. Cependant, une étude récente publiée par 60 Millions de consommateurs met en lumière des préoccupations inquiétantes quant à la qualité de certaines références. Dans son classement 2025, le magazine signale que deux huiles d'olive sont particulièrement contaminées par des plastifiants et des hydrocarbures.
Pour dresser ce tableau, l'enquête a analysé 22 huiles d'olive vierge extra, qu'elles soient bio ou conventionnelles, principalement disponibles en grandes surfaces. L'objectif principal ? Évaluer leur composition, leur pureté, et leur qualité gustative. Le constat n'est pas flatteur : toutes les huiles testées contiennent au moins un contaminant, et certaines affichent des défauts tant chimiques que sensoriels.
Les marques à fuir
Parmi les produits examinés, deux marques se distinguent par leurs résultats catastrophiques : Carapelli Bio et Terra Delyssa. Ces huiles figurent en bas du classement, pénalisées pour des niveaux élevés de plastifiants et des défauts de goût notables.
Carapelli Bio se distingue par sa contamination aux plastifiants, affichant un taux alarmant de 4,8 mg/kg de DEHP, un perturbateur endocrinien. De plus, cette huile présente des hydrocarbures potentiellement cancérigènes et des signes d'oxydation avancée, accompagnés d'une qualité gustative très décevante.
De son côté, Terra Delyssa, d'origine tunisienne, n'échappe pas à la critique. Avec une quantité significative de plastifiants (3,5 mg/kg) et un goût moisi, elle ne correspond pas du tout aux standards d'une huile vierge extra, censée garantir une qualité irréprochable.
Une problématique généralisée
Bien que ces deux marques soient particulièrement mal notées, l’enquête met en avant un fait préoccupant : toutes les huiles testées contiennent au moins un contaminant, qu’il s’agisse de plastifiants, d'hydrocarbures ou d'autres substances nocives. Ces contaminants provenant des matériaux d'emballage ou des machines de production migrent dans les huiles au cours de leur élaboration. Bien que les taux soient aujourd'hui nettement inférieurs à ceux d'il y a quelques années, leur présence pose toujours question.
La référence Eco+ dépasse le seuil acceptable pour les hydrocarbures aromatiques, avec une concentration de 10 mg/kg. Une situation alarmante, sachant que ces substances sont difficilement éliminables une fois présentes dans l'huile.
Défauts sensoriels notables
L'étude de 60 Millions de consommateurs s'est également penchée sur les caractéristiques organoleptiques des huiles d'olive. Sur les 22 références examinées, sept présentent des défauts sensoriels majeurs.
Parmi elles, des goûts rances ont été notés dans les huiles Émile Noël, Cauvin et Tramier. Des arômes de moisi ou d'humidité ont été signalés pour des marques telles que Lesieur, Eco+ et Terra Delyssa. En outre, la référence Primadonna a été jugée comme présentant un défaut lié à une fermentation mal maîtrisée des olives.
Il apparaît donc essentiel, malgré des prix parfois exorbitants pour des marques dites premium, de bien se renseigner avant de choisir une huile d'olive. 60 Millions de consommateurs recommande ainsi de privilégier les huiles locales, d'éviter les premiers prix et de se fier aux évaluations indépendantes pour faire le meilleur choix.







